La prochaine cible d’investissement de Kevin O’Leary n’est ni Bitcoin (BTC), ni les actions. L’animateur de Shark Tank souhaite allouer environ 5 % de son portefeuille à des cartes de sport rares, et son groupe vient tout juste d’en acquérir une pour 11 millions de dollars.
La carte contient des morceaux du maillot de Shohei Ohtani portés lors d’un match, et il n’en existe qu’un seul exemplaire. Un adolescent de Floride l’a trouvée dans une boutique de Boca Raton. O’Leary a annoncé l’acquisition sur CNBC mardi dernier.
Pourquoi la stratégie d’investissement de Kevin O’Leary commence avec la masse monétaire
O’Leary défend ses cartes de la même façon que les détenteurs de Bitcoin défendent Bitcoin. La masse monétaire M2 américaine a atteint 23,22 trillions de dollars en juillet, et il souhaite détenir des actifs qu’aucune banque centrale ne peut créer à volonté.
Il achète ses cartes par le biais de Secure Collectibles aux côtés du collectionneur Shyne et de l’entrepreneur Paul Warshaw. Le groupe désigne ses actifs sous le nom de WonderShyne Index et aurait investi environ 100 millions de dollars jusqu’à présent.
Ce raisonnement s’inspire directement du narratif de la dépréciation monétaire qui a porté la demande autour de Bitcoin toute l’année.
Ce que l’index ne montre pas
O’Leary sélectionne les cartes et rédige aussi les règles d’entrée. Il affirme que l’index ne contient aucun perdant, affirmation facile lorsque le conservateur décide des critères de sélection.
Les plus-values restent théoriques. Card Ladder estime sa carte Michael Jordan et Kobe Bryant, acquise à 12,93 millions de dollars, à près de 17,05 millions de dollars, mais il a déjà déclaré qu’il ne la vendrait jamais.
Une carte unique en son genre n’a qu’un seul acquéreur potentiel le jour où cela compte. Son portefeuille crypto, plus modeste, est toutefois beaucoup plus liquide.
BeInCrypto rapportait en septembre 2025 qu’il était passé à trois positions crypto. Cette analyse s’est confirmée lorsqu’il a précisé en avril que Bitcoin et Ether (ETH) représentaient 90 % de cette exposition.
La question de savoir si des tiers pourront un jour investir dans l’index reste en suspens. O’Leary a évoqué un accès public mais n’a rien confirmé à ce sujet.









